Ca balance pas mal .... à Lille
TAIRE L'INCIDENT
Lancé, il ne s'est plus arrêté. Pendant dix minutes, le socialiste du Nord a, selon de nombreux participants, un peu sonnés par la charge, "tout déballé". "On ne pouvait plus l'arrêter, il en avait les larmes aux yeux", témoigne un dirigeant. M. Mauroy a rappelé ses efforts, son choix pour installer dans son fauteuil de maire - qu'il a occupé pendant vingt-huit ans, de 1973 à 2001 - l'ancienne ministre de l'emploi et de la solidarité. Il a cité Bernard Roman, député du Nord, son dauphin potentiel, qu'il a, dit-il, "évincé" pour accueillir "Martine". Tout y est passé. "Vous connaissez son tempérament...", a poursuivi un Mauroy déchaîné, que personne n'a osé interrompre. A la fin de son intervention, le premier secrétaire du PS, François Hollande, a demandé à l'assemblée de taire l'incident. En vain.
Depuis plusieurs semaines déjà, le climat s'est dégradé dans le Nord. Mais, cette fois, l'ire de M. Mauroy s'est manifestée lorsque François Lamy, député de l'Essonne, proche de Mme Aubry, a évoqué la situation pour les élections législatives de 2007. Mme Aubry souhaite se présenter dans la 2e circonscription lilloise, et non dans la 5e, perdue en 2002. Mais Bernard Derosier, élu sans discontinuer, depuis 1978, président du conseil général du Nord, et grand ami de M. Mauroy, n'est pas décidé à décrocher.
Le département figure donc dans le lot des cas "à régler". Moyennant de nouvelles discussions, M. Hollande a obtenu, mardi, un large accord sur la carte des circonscriptions réservées aux femmes et la mise en oeuvre, pour la première fois, de la parité. Isabelle Mandraud
Article paru dans l'édition du Monde du 23.03.06

Lancé, il ne s'est plus arrêté. Pendant dix minutes, le socialiste du Nord a, selon de nombreux participants, un peu sonnés par la charge, "tout déballé". "On ne pouvait plus l'arrêter, il en avait les larmes aux yeux", témoigne un dirigeant. M. Mauroy a rappelé ses efforts, son choix pour installer dans son fauteuil de maire - qu'il a occupé pendant vingt-huit ans, de 1973 à 2001 - l'ancienne ministre de l'emploi et de la solidarité. Il a cité Bernard Roman, député du Nord, son dauphin potentiel, qu'il a, dit-il, "évincé" pour accueillir "Martine". Tout y est passé. "Vous connaissez son tempérament...", a poursuivi un Mauroy déchaîné, que personne n'a osé interrompre. A la fin de son intervention, le premier secrétaire du PS, François Hollande, a demandé à l'assemblée de taire l'incident. En vain.
Depuis plusieurs semaines déjà, le climat s'est dégradé dans le Nord. Mais, cette fois, l'ire de M. Mauroy s'est manifestée lorsque François Lamy, député de l'Essonne, proche de Mme Aubry, a évoqué la situation pour les élections législatives de 2007. Mme Aubry souhaite se présenter dans la 2e circonscription lilloise, et non dans la 5e, perdue en 2002. Mais Bernard Derosier, élu sans discontinuer, depuis 1978, président du conseil général du Nord, et grand ami de M. Mauroy, n'est pas décidé à décrocher.
Le département figure donc dans le lot des cas "à régler". Moyennant de nouvelles discussions, M. Hollande a obtenu, mardi, un large accord sur la carte des circonscriptions réservées aux femmes et la mise en oeuvre, pour la première fois, de la parité. Isabelle Mandraud
Article paru dans l'édition du Monde du 23.03.06

Par romarine, Jeudi 23 Mars 2006 à 19:41 GMT+2 dans Inclassable (article, RSS)






